**n°29**LA VINGT-QUATRIÈME--LA VINGT-CINQUIÈME --et la LA VINGT-SIXIÈME ANNÉE.............

    **n°29**LA VINGT-QUATRIÈME--LA VINGT-CINQUIÈME --et la  LA VINGT-SIXIÈME ANNÉE.............
LA VINGT-QUATRIÈME ANNÉE (AN 18)

Ce fut la première année où Jésus fut relativement libéré de ses responsabilités familiales. Jacques réussissait très bien à gérer la maison, aidé par les conseils et l'argent de Jésus.

La semaine après la Pâque de cette année, un jeune homme vint d'Alexandrie à Nazareth pour organiser, dans le courant de l'année, une rencontre entre Jésus et un groupe de Juifs d'Alexandrie en un point de la côte de Palestine. Le milieu de juin fut choisi pour date de cette conférence, et Jésus se rendit à Césarée pour y rencontrer cinq Juifs éminents d'Alexandrie qui le supplièrent de s'établir dans leur ville comme éducateur religieux. Pour l'inciter à accepter, ils lui offrirent, pour commencer, le poste d'assistant du chazan dans leur principale synagogue.

Les porte-paroles de ce comité expliquèrent à Jésus qu'Alexandrie était destinée à devenir le centre principal de la culture juive pour le monde entier, et que la tendance helléniste des affaires juives avait en fait dépassé l'école de pensée babylonienne. Ils rappelèrent à Jésus les inquiétants grondements de rébellion à Jérusalem et dans toute la Palestine, et l'assurèrent que tout soulèvement des Juifs palestiniens équivaudrait à un suicide national, que la main de fer de Rome écraserait la rébellion en trois mois, que Jérusalem serait détruite et le temple démoli au point qu'il n'en resterait pas pierre sur pierre.

Jésus écouta tout ce qu'ils avaient à dire et les remercia de leur confiance, et, en déclinant leur offre d'aller à Alexandrie, il leur dit en substance : “ Mon heure n'est pas encore venue. ” Ils furent confondus par son apparente indifférence à l'honneur qu'ils avaient pensé lui conférer. Avant de prendre congé de Jésus, ils lui offrirent une bourse comme marque d'estime de ses amis d'Alexandrie et comme compensation pour le temps et les dépenses de sa venue à Césarée pour conférer avec eux. Mais il refusa également l'argent en disant : “ La maison de Joseph n'a jamais reçu l'aumône, et nous ne pouvons manger le pain d'autrui tant que j'ai de bons bras et que mes frères peuvent travailler. ”

Ses amis d'Égypte firent voile pour rentrer chez eux. Quelques années plus tard, quand ils entendirent parler du constructeur de bateaux de Capharnaüm qui créait un tel ébranlement en Palestine, peu d'entre eux soupçonnèrent qu'il était le bébé de Bethléem devenu adulte, et le même Galiléen au comportement étrange qui avait décliné d'une manière si désinvolte leur invitation à devenir un grand maitre à Alexandrie.

Jésus retourna à Nazareth. Le reste de l'année fut le semestre le moins mouvementé de toute sa carrière. Il fut heureux de ce répit temporaire dans le programme habituel des problèmes à résoudre et des difficultés à vaincre. Il communia beaucoup avec son Père qui est aux cieux et fit d'immenses progrès dans la maitrise de son mental humain.

Mais les affaires des hommes dans les mondes du temps et de l'espace ne se passent pas longtemps sans heurts. En décembre, Jacques eut une conversation privée avec Jésus, expliquant qu'il était fort épris d'Esta, une jeune fille de Nazareth, et que tous deux souhaitaient se marier bientôt si cela pouvait s'arranger. Il attira l'attention sur le fait que Joseph allait prochainement avoir dix-huit ans et que cela serait pour lui une bonne expérience d'avoir l'occasion de servir comme remplaçant du chef de famille. Jésus consentit à ce que Jacques se marie deux ans plus tard, pourvu qu'entre- temps il ait convenablement entrainé Joseph à assurer la direction du foyer.

Ensuite les évènements se précipitèrent — le mariage était dans l'air. Le succès de Jacques obtenant le consentement de Jésus à son mariage enhardit Miriam à entretenir son frère-père de ses projets. Jacob, le jeune maçon qui s'était jadis fait le champion de Jésus et qui était maintenant associé aux affaires de Jacques et de Joseph, avait depuis longtemps cherché à obtenir la main de Miriam. Après qu'elle eut exposé ses plans, Jésus commanda que Jacob vienne le voir et lui demande officiellement la main de Miriam. Il promit sa bénédiction à leur mariage aussitôt que Miriam jugerait Marthe capable d'assumer les devoirs d'une soeur ainée.

Quand Jésus était à la maison, il continuait à faire le cours du soir à l'école trois fois par semaine, lisait souvent les Écritures à la synagogue le jour du sabbat, s'entretenait avec sa mère, enseignait les enfants et, en général, se conduisait comme un digne et respecté citoyen de Nazareth dans la communauté d'Israël.

. LA VINGT-CINQUIÈME ANNÉE (AN 19)

Cette année commença avec toute la famille de Nazareth en bonne santé et vit la fin des scolarités régulières de tous les enfants, à l'exception de certains travaux que Marthe devait faire pour Ruth.

Jésus était l'un des spécimens humains les plus robustes et les plus raffinés qui fussent apparus sur terre depuis l'époque d'Adam. Son développement physique était superbe, son mental était actif, aigu, pénétrant — comparé à la mentalité moyenne de ses contemporains, il avait atteint des proportions gigantesques — et son esprit était en vérité humainement divin.

L'état des finances de la famille était le meilleur qu'ils eussent connu depuis la liquidation des propriétés de Joseph. Les dernières annuités avaient été payées pour l'atelier de réparations du caravansérail ; ils n'avaient plus aucune dette et, pour la première fois depuis des années, ils avaient quelque argent devant eux. Dans ces conditions, et puisqu'il avait emmené ses autres frères à Jérusalem pour célébrer leur première Pâque, Jésus décida d'accompagner Jude (qui venait de terminer ses études à l'école de la synagogue) pour sa première visite au temple.

Ils se rendirent à Jérusalem par la vallée du Jourdain et revinrent par la même route, parce que Jésus redoutait quelque ennui s'il faisait traverser la Samarie à son jeune frère. Déjà, à Nazareth, Jude s'était plusieurs fois trouvé quelque peu en difficulté à cause de son naturel irréfléchi joint à ses violents sentiments patriotiques.

Ils arrivèrent à Jérusalem en temps utile et se trouvaient en chemin pour leur première visite au temple, dont la seule vue avait remué et passionné Jude jusqu'au plus profond de son âme, quand ils rencontrèrent, par hasard, Lazare de Béthanie. Tandis que Jésus causait avec Lazare et cherchait à arranger une célébration de la Pâque en commun, Jude fit naître un incident très sérieux pour eux tous. À proximité d'eux se tenait un garde romain qui tint quelques propos incorrects sur une jeune fille juive qui passait. Jude éclata d'une fougueuse indignation et ne fut pas long à exprimer, directement et à portée d'oreille du soldat, son ressentiment pour une telle inconvenance. Or, les légionnaires romains étaient très sensibles à tout ce qui frisait l'irrévérence chez les Juifs. Le garde mit donc immédiatement Jude en état d'arrestation. C'en était trop pour le jeune patriote et, avant que Jésus ait pu le mettre en garde par un coup d'oeil avertisseur, il s'était soulagé par une volubile énonciation de ses sentiments antiromains refoulés, ce qui fit simplement tout aller de mal en pis. Jude, avec Jésus à ses côtés, fut aussitôt conduit à la prison militaire.

Jésus essaya d'obtenir soit un interrogatoire immédiat pour Jude, soit sa libération en temps voulu pour célébrer la Pâque ce soir-là, mais il échoua dans ces tentatives. Puisque le lendemain était un jour de “ sainte assemblée ” à Jérusalem, même les Romains ne se risquaient pas à écouter des accusations contre un Juif. En conséquence, Jude resta incarcéré jusqu'au surlendemain matin de son arrestation et Jésus resta à la prison avec lui. Ils ne furent pas présents dans le temple à la cérémonie où l'on recevait les fils de la loi dans la pleine citoyenneté d'Israël. Jude ne passa par cette cérémonie officielle que plusieurs années après, lors de son séjour suivant à Jérusalem pendant une Pâque et en liaison avec son travail de propagande pour le compte des Zélotes, l'organisation patriotique à laquelle il appartenait et dans laquelle il était très actif.

Le matin qui suivit leur second jour en prison, Jésus se présenta devant le magistrat militaire pour le compte de Jude. En offrant des excuses pour la jeunesse de son frère et en donnant des éclaircissements complémentaires, mais judicieux, se rapportant à la nature provocatrice de l'incident qui avait motivé l'arrestation de son frère, Jésus mena l'affaire de telle sorte que le magistrat exprima l'opinion que le jeune Juif pouvait avoir quelque excuse valable pour son violent éclat. Après avoir averti Jude de ne plus oser se rendre coupable d'une pareille témérité, le magistrat dit à Jésus en les congédiant : “ Tu ferais bien d'avoir l'oeil sur le garçon, il est capable d'attirer beaucoup d'ennuis sur vous tous ”. Le juge romain disait vrai. Jude causa beaucoup d'ennuis à Jésus, et les ennuis étaient toujours de même nature — échauffourées avec les autorités civiles à cause de ses éclats patriotiques inconsidérés et maladroits.

Jésus et Jude rentrèrent à Béthanie pour la nuit, expliquèrent pourquoi ils avaient manqué leur rendez-vous pour le souper de la Pâque et repartirent le lendemain pour Nazareth. Jésus ne parla pas à la famille de l'arrestation de son jeune frère à Jérusalem, mais, trois semaines après leur retour, il eut un long entretien avec Jude au sujet de cet incident. Après cette conversation avec Jésus, Jude raconta lui-même l'histoire à la famille. Il n'oublia jamais la patience et l'indulgence que son frère-père avait témoignées durant toute cette rude épreuve.

Ce fut la dernière Pâque à laquelle Jésus se rendit avec un membre de sa propre famille. De plus en plus, le Fils de l'Homme allait relâcher les liens étroits qui l'unissaient à ceux de sa chair et de son sang.

Cette année-là, ses périodes de profonde méditation furent souvent interrompues par l'intrusion de Ruth et ses camarades de jeux. Jésus était toujours prêt à remettre à plus tard ses réflexions sur son futur travail pour le monde et l'univers afin de partager la joie enfantine et l'allégresse de ces jeunes, qui ne se lassaient pas de l'entendre raconter les aventures de ses divers voyages à Jérusalem. Ils aimaient aussi beaucoup ses histoires sur les animaux et la nature.

Les enfants étaient toujours bienvenus à l'atelier de réparations. Jésus mettait du sable, des blocs de bois et des cailloux à côté de l'atelier, et des bandes de gosses accouraient là pour s'amuser. Quand ils étaient fatigués de leurs jeux, les plus intrépides venaient jeter un coup d'oeil dans l'atelier et, si le patron n'était pas trop occupé, ils s'enhardissaient à entrer en disant : “ Oncle Joshua, sors et raconte-nous une grande histoire. ” Alors ils le faisaient sortir en le tiraillant par la main jusqu'à ce qu'il soit assis sur sa pierre favorite près de l'angle de l'atelier, avec les enfants assis par terre en demi-cercle autour de lui. Combien ce petit monde s'amusait avec l'oncle Joshua ! Ils apprenaient à rire, et à rire de bon coeur. Un ou deux des plus petits avaient l'habitude de grimper sur les genoux de Jésus et de s'y assoir en suivant d'un regard admiratif les expressions de son visage pendant qu'il racontait ses histoires. Les enfants aimaient Jésus, et Jésus aimait les enfants.

Il était difficile à ses amis de comprendre l'étendue de ses activités intellectuelles et la manière dont il pouvait si soudainement et si complètement passer des profondes discussions sur la politique, la philosophie et la religion à l'enjouement et à la joyeuse gaieté de ces bambins de cinq à dix ans. Au fur et à mesure que ses propres frères et soeurs grandissaient, il avait plus de loisirs et, avant la venue au monde de la troisième génération, il prêtait une grande attention à ces tout-petits. Mais il ne vécut pas assez longtemps sur terre pour profiter beaucoup de ses neveux-petits-enfants.

LA VINGT-SIXIÈME ANNÉE (AN 20)

Au commencement de cette année, Jésus de Nazareth devint profondément conscient de posséder un pouvoir potentiel très étendu. Il était également tout à fait persuadé que ce pouvoir ne devait pas être employé par sa personnalité en tant que Fils de l'Homme, tout au moins avant que son heure ne fût venue.

À cette époque, il réfléchissait beaucoup sur ses relations avec son Père qui est aux cieux, mais en parlait peu. La conclusion de toutes ces réflexions fut exprimée une fois dans sa prière sur la montagne quand il dit : “ Indépendamment de qui je suis, ni du pouvoir que je puis ou non exercer, j'ai toujours été et serai toujours soumis à la volonté de mon Père du Paradis. ” Et cependant, tandis que cet homme circulait dans Nazareth pour aller à son travail et en revenir, il était littéralement vrai — en ce qui concernait un vaste univers — que “ en lui étaient cachés tous les trésors de sagesse et de connaissance”.

Durant toute l'année, les affaires de la famille allèrent bien, sauf pour Jude. Pendant des années, Jacques eut des ennuis avec son plus jeune frère qui n'était pas enclin à se mettre à travailler et sur qui l'on ne pouvait pas compter pour participer aux dépenses de la maison. Il vivait au foyer, mais il mettait peu de conscience à gagner sa part de salaire pour le budget familial.

Jésus était un homme de paix et, de temps en temps, il était très embarrassé par les exploits belliqueux et les nombreux éclats patriotiques de Jude. Jacques et Joseph étaient d'avis de le mettre à la porte, mais Jésus ne voulut pas y consentir. Quand leur patience avait été rudement mise à l'épreuve, Jésus se bornait à conseiller : “ Soyez patients, soyez sages dans vos conseils et éloquents dans votre vie, pour que votre jeune frère puisse d'abord connaître le meilleur chemin et ensuite être contraint de vous y suivre. ” Le conseil sage et affectueux de Jésus évita une rupture familiale. Ils restèrent unis, mais Jude ne fut ramené à la raison qu'après son mariage.

Marie parlait rarement de la future mission de Jésus. Chaque fois que l'on faisait allusion à ce sujet, Jésus répondait seulement : “ Mon heure n'est pas encore venue. ” Jésus avait presque achevé la tâche difficile de sevrer sa famille pour qu'elle ne dépende plus de la présence immédiate de sa personnalité. Il se préparait rapidement au jour où il pourrait logiquement quitter la maison de Nazareth et commencer le prélude plus actif de son véritable ministère auprès des hommes.

Ne perdez jamais de vue le fait que la première mission essentielle de Jésus dans sa septième effusion était d'acquérir l'expérience de la créature, aboutissant à la souveraineté sur Nébadon. En recueillant les éléments de cette expérience, il faisait, à Urantia et à tout l'univers local, la révélation suprême du Père du Paradis. Accessoirement à ces desseins, il entreprit aussi de démêler les affaires compliquées d'Urantia dans leurs rapports avec la rébellion de Lucifer.

Cette année-là, Jésus eut plus de loisirs que d'ordinaire ; il consacra beaucoup de temps à apprendre à Jacques à gérer l'atelier de réparations et à Joseph à diriger les affaires de la maison. Marie pressentait qu'il se préparait à les quitter. Les quitter pour aller où ? Pour faire quoi ? Elle avait à peu près abandonné l'idée que Jésus était le Messie. Elle ne pouvait pas le comprendre, elle ne pouvait simplement pas sonder le mystère de son fils ainé.

Jésus passa, cette année, une grande partie de son temps, individuellement, avec les divers membres de sa famille. Il les emmenait pour de longues et fréquentes promenades dans les collines ou à travers la campagne. Avant la moisson, il emmena Jude au sud de Nazareth chez son oncle fermier, mais Jude n'y resta pas longtemps après la récolte. Il s'enfuit, et Simon le retrouva plus tard au bord du lac avec les pêcheurs. Quand Simon le ramena à la maison, Jésus fit un tour d'horizon avec le fugueur et, puisqu'il voulait être pêcheur, il alla avec lui à Magdala et le confia à un parent, pêcheur de profession. Jude travailla assez bien et régulièrement avec lui depuis ce moment-là, et continua le métier de pêcheur après son mariage.

Enfin, le jour était arrivé où tous les frères de Jésus avaient choisi leur carrière et s'y étaient établis. Tout se mettait en place pour le départ de Jésus de la maison.

En novembre eut lieu un double mariage. Jacques épousa Esta et Miriam épousa Jacob. Ce fut vraiment une joyeuse occasion. Marie elle-même était de nouveau heureuse, sauf de temps en temps quand elle se rendait compte que Jésus se préparait à partir. Elle souffrait sous le poids d'une grande incertitude. Si seulement Jésus voulait s'assoir et parler franchement de tout cela avec elle comme au temps où il était un jeune garçon ! Mais il demeurait peu communicatif et gardait un profond silence sur l'avenir.

Jacques et Esta son épouse s'installèrent dans une coquette petite maison de la partie ouest de la ville, cadeau du père de la jeune femme. Jacques continua à soutenir le foyer de sa mère, mais sa quote-part fut réduite de moitié à cause de son mariage. Joseph fut officiellement installé par Jésus comme chef de famille, Jude envoyait maintenant fidèlement sa contribution mensuelle à la maison. Les mariages de Jacques et de Miriam eurent sur Jude une influence très heureuse ; quand il repartit pour la pêcherie, le lendemain du double mariage, il assura à Joseph qu'il pouvait compter sur lui “ pour faire tout mon devoir et davantage si besoin ”. Et il tint sa promesse.

Miriam vivait dans la maison de Jacob, contiguë à celle de Marie, car Jacob père avait été enseveli avec ses ancêtres. À la maison, Marthe prit la place de Miriam, et la nouvelle organisation fonctionna sans heurts dès avant la fin de l'année.

Le lendemain de ce double mariage, Jésus eut un entretien important avec Jacques. Il lui raconta en confidence qu'il se préparait à quitter la maison. Il fit don à Jacques de la pleine propriété de l'atelier de réparations. Il abdiqua officiellement et solennellement sa position de chef de la famille de Joseph, et il établit, de la manière la plus touchante, son frère Jacques comme “ chef et protecteur de la maison de mon père ”. Il rédigea un accord secret avec Jacques, qu'ils signèrent tous les deux et dans lequel il était stipulé qu'en compensation du don de l'atelier de réparations, Jacques assumerait désormais l'entière responsabilité financière de la famille et déchargerait ainsi Jésus de toute obligation ultérieure en ces matières. Après avoir signé le contrat et arrangé le budget de telle sorte que la famille puisse réellement faire face à ses dépenses sans aucune contribution de Jésus, ce dernier dit à Jacques : “ Mon fils, je continuerai cependant à t'envoyer quelque chose chaque mois jusqu'à ce que mon heure soit venue, mais tu emploieras ce que je t'enverrai selon les nécessités du moment. Dépense mes fonds pour les besoins ou les plaisirs de la famille comme tu le jugeras bon. Utilise-les en cas de maladie ou pour faire face aux incidents imprévus qui pourraient survenir à un membre quelconque de la famille. ”

C'est ainsi que Jésus se prépara à aborder la deuxième phase de sa vie d'adulte où, détaché des siens, il n'a pas encore commencé à s'occuper publiquement des affaires de son Père.

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# Posté le samedi 09 février 2008 16:50

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 15:54

**n°30**Suite de la Vie d'Adulte de Jésus................

    **n°30**Suite de la Vie d'Adulte de Jésus................
LA VINGT-SEPTIÈME ANNÉE (AN 21)

Au mois de janvier de l'an 21, par une pluvieuse matinée de dimanche, Jésus prit discrètement congé des membres de sa famille, expliquant seulement qu'il allait à Tibériade et, de là, visiter d'autres villes proches de la mer de Galilée. C'est ainsi qu'il les quitta, et jamais plus il ne fut un membre régulier de ce foyer.

Il passa une semaine à Tibériade, la nouvelle ville qui devait bientôt succéder à Sepphoris comme capitale de la Galilée. Trouvant peu de choses qui puisse l'intéresser, il passa successivement par Magdala et Bethsaïde pour aller à Capharnaüm, où il s'arrêta pour rendre visite à Zébédée, l'ami de son père. Les fils de Zébédée étaient pêcheurs ; il était lui-même constructeur de bateaux. Jésus de Nazareth était un expert aussi bien dans la création de modèles que dans leur construction ; il était passé maitre dans le travail du bois, et Zébédée connaissait de longue date l'habileté de l'artisan de Nazareth. Depuis longtemps, Zébédée avait envisagé de faire de meilleurs bateaux ; il exposa ses projets à Jésus et invita le charpentier visiteur à se joindre à lui dans l'entreprise. Jésus y consentit volontiers.

Jésus ne travailla avec Zébédée qu'un peu plus d'un an, mais pendant ce temps-là il créa un nouveau type de bateau et mit sur pied des méthodes entièrement nouvelles pour en construire. Par une technique supérieure et une grande amélioration dans les procédés pour étuver les planches, Jésus et Zébédée commencèrent à construire des bateaux d'un type très supérieur, qui offraient beaucoup plus de sécurité que les anciens pour la navigation à voile sur le lac. Pendant plusieurs années, Zébédée eut plus de travail à produire ces bateaux d'un nouveau type que sa petite entreprise n'en pouvait fournir. En moins de cinq ans, pratiquement tous les bateaux naviguant sur le lac avaient été construits dans les chantiers de Zébédée à Capharnaüm. Jésus fut bientôt connu du peuple des pécheurs galiléens comme l'inventeur de ces nouveaux bateaux.

Zébédée était moyennement fortuné. Ses chantiers se trouvaient au bord du lac au sud de Capharnaüm, et sa maison était située sur la rive du lac près du centre de pêche de Bethsaïde. Jésus vécut dans la maison de Zébédée pendant son séjour de plus d'un an à Capharnaüm. Il avait longtemps travaillé seul dans le monde, c'est-à-dire sans père, et il apprécia beaucoup cette période de travail avec un partenaire paternel.

La femme de Zébédée, Salomé, était parente d'Annas, qui avait été grand-prêtre à Jérusalem et qui restait le membre le plus influent du groupe des sadducéens, car il avait été mis à la retraite depuis huit ans seulement. Salomé devint une grande admiratrice de Jésus. Elle l'aimait autant que ses propres fils Jacques, Jean et David, tandis que ses quatre filles le considéraient comme leur frère ainé. Jésus allait souvent pêcher avec Jacques, Jean et David qui constatèrent que Jésus était aussi expérimenté comme pêcheur qu'habile comme constructeur de bateaux.

Pendant toute cette année, Jésus envoya chaque mois de l'argent à son frère Jacques. Il revint à Nazareth en octobre pour assister au mariage de Marthe. Ensuite, il ne retourna plus à Nazareth pendant deux ans, jusqu'au double mariage de Simon et de Jude.

Durant toute cette année, Jésus construisit des bateaux et continua d'observer comment les hommes vivaient sur terre. Il allait fréquemment rendre visite au caravansérail, car la route directe de Damas vers le sud passait par Capharnaüm. La ville était un important poste militaire romain, et l'officier qui commandait la garnison était un Gentil croyant à Yahweh “ un homme dévot ” comme les Juifs avaient coutume de désigner ces prosélytes. Cet officier appartenait à une riche famille romaine, et il prit sur lui de bâtir une belle synagogue à Capharnaüm ; il l'avait offerte aux Juifs peu de temps avant que Jésus ne vint vivre chez Zébédée. Jésus dirigea les offices dans la nouvelle synagogue pendant plus de la moitié de cette année ; quelques caravaniers qui y assistèrent par hasard se rappelèrent qu'il était le charpentier de Nazareth.

Quand il s'agit de payer les impôts, Jésus s'inscrivit comme “ artisan qualifié de Capharnaüm ”. Depuis ce jour-là et jusqu'à la fin de sa vie terrestre, il fut connu comme un habitant de Capharnaüm. Il ne se prévalut jamais d'aucune autre résidence légale, bien que, pour diverses raisons, il ait permis à d'autres de le domicilier à Damas, à Béthanie, à Nazareth ou même à Alexandrie.

À la synagogue de Capharnaüm, il trouva beaucoup de nouveaux livres dans les coffres de la bibliothèque et passa au moins cinq soirées par semaine à des études intensives. Il consacrait une soirée à la vie sociale avec les adultes, et en passait une autre avec la jeunesse. Il y avait, dans la personnalité de Jésus, quelque chose d'affable et d'inspirant qui attirait invariablement les jeunes. Toujours, il les faisait se sentir à l'aise en sa présence. Son grand secret pour s'entendre avec eux tenait peut-être au double fait qu'il s'intéressait toujours à leurs occupations, tout en donnant rarement des conseils sans qu'on les lui ait demandés.

La famille de Zébédée avait presque de l'adoration pour Jésus ; elle ne manquait jamais d'écouter les causeries avec questions et réponses qu'il dirigeait chaque soir après le souper, avant de partir étudier à la synagogue. La jeunesse du voisinage venait fréquemment aussi assister à ces réunions d'après-souper. À ces petits groupes, Jésus donnait un enseignement varié et avancé, juste aussi avancé que le permettait leur compréhension. Il parlait tout à fait franchement avec eux, exposait ses idées et ses idéaux sur la politique, la sociologie, la science et la philosophie, mais jamais il ne prétendait parler avec une autorité finale, sauf quand il discutait de la religion — les rapports de l'homme avec Dieu.

Une fois par semaine, Jésus tenait une réunion avec toute la maisonnée, le personnel de l'atelier et celui des chantiers, car Zébédée avait beaucoup d'ouvriers, et ce fut parmi ces travailleurs que, pour la première fois, Jésus fut appelé “ le Maitre ”. Tout le monde l'aimait. Son travail à Capharnaüm avec Zébédée lui plaisait, mais la présence des enfants jouant à côté de l'atelier du charpentier de Nazareth lui manquait.

De tous les fils de Zébédée, c'était Jacques qui s'intéressait le plus à Jésus en tant qu'éducateur et philosophe. Jean préférait son enseignement et ses opinions sur la religion. David le respectait comme artisan, mais faisait peu de cas de ses vues religieuses et de ses enseignements philosophiques.

Jude venait fréquemment le jour du sabbat pour entendre Jésus parler à la synagogue et restait pour discuter avec lui. Plus Jude voyait son frère ainé, plus il se persuadait que Jésus était vraiment un grand homme.

Cette année-là, Jésus fit de grands progrès dans la maitrise ascendante de son mental humain et atteignit des niveaux élevés et nouveaux de contact conscient avec son Ajusteur de Pensée intérieur.

Ce fut sa dernière année de vie stable. Jamais plus Jésus ne resta une année entière au même endroit ou dans la même entreprise. Le moment de ses pèlerinages terrestres approchait rapidement. Des périodes d'activité intense n'étaient pas éloignées dans l'avenir, mais, entre sa vie simple et en même temps intensément active du passé et son ministère public encore plus actif et ardu, quelques années allaient maintenant s'intercaler où il voyagerait beaucoup et où son activité personnelle serait hautement diversifiée. Il lui fallait compléter sa formation en tant qu'homme du royaume avant de pouvoir aborder sa carrière d'enseignement et de prédication en tant qu'homme-Dieu accompli des phases divines et posthumaines de son effusion sur Urantia.

# Posté le samedi 09 février 2008 16:54

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 15:54

**n+31**LA VINGT-HUITIÈME ANNÉE....suite........

    **n+31**LA VINGT-HUITIÈME ANNÉE....suite........
LA VINGT-HUITIÈME ANNÉE (AN 22)

En mars de l'an 22, Jésus prit congé de Zébédée et de Capharnaüm. Il demanda une petite somme d'argent pour couvrir ses frais de voyage jusqu'à Jérusalem. Pendant qu'il travaillait chez Zébédée, il n'avait prélevé sur son crédit que les faibles montants envoyés mensuellement à sa famille de Nazareth. Un mois, Joseph venait à Capharnaüm chercher l'argent, et le mois suivant, Jude passait par Capharnaüm pour prendre l'argent de Jésus et l'emporter à Nazareth. Le centre de pêche où Jude travaillait n'était qu'à quelques kilomètres au sud de Capharnaüm.

Quand Jésus quitta la famille de Zébédée, il fut d'accord pour rester à Jérusalem jusqu'à la Pâque, et eux promirent d'être tous présents à cet évènement. Ils convinrent même de célébrer ensemble le souper de la Pâque. Ils furent tous très attristés par le départ de Jésus, spécialement les filles de Zébédée.

Avant de quitter Capharnaüm, Jésus eut une longue conversation avec son nouvel ami et compagnon intime, Jean Zébédée. Il dit à Jean qu'il envisageait de beaucoup voyager jusqu'à ce que “ mon heure soit venue ”, et il demanda à Jean d'agir à sa place pour envoyer, chaque mois, un peu d'argent à la famille de Nazareth jusqu'à épuisement des fonds dont on lui restait redevable. Jean lui fit cette promesse : “ Mon Maitre, vaque à tes affaires et fais ton travail dans ce monde. J'agirai pour toi en ceci comme en toute autre matière ; je veillerai sur ta famille comme si je devais entretenir ma propre mère et m'occuper de mes propres frères et soeurs. Je disposerai de ta créance sur mon père comme tu me l'as indiqué et selon les nécessités. Quand ton argent aura été dépensé, si je n'en reçois pas de toi et si ta mère est dans le besoin, alors je partagerai mes propres gains avec elle. Va ton chemin en paix. J'agirai à ta place en toutes ces affaires. ”

Après le départ de Jésus pour Jérusalem, Jean consulta donc son père Zébédée au sujet de l'argent dû à Jésus et fut surpris que le montant en fût si élevé. Comme Jésus avait laissé l'affaire entièrement entre leurs mains, ils convinrent que le meilleur plan était d'investir ces fonds en immeubles et d'en employer le revenu à aider la famille de Nazareth. Zébédée connaissait une petite maison de Capharnaüm qui était hypothéquée et à vendre ; il recommanda à Jean de l'acheter avec l'argent de Jésus et de garder en dépôt le titre de propriété pour son ami. Jean fit ce que son père lui avait conseillé. Pendant deux ans, le revenu de la maison fut affecté à rembourser l'hypothèque. En y ajoutant une importante somme que Jésus envoya bientôt à Jean pour être employée aux besoins de la famille, ce fut presque suffisant pour couvrir le montant de l'achat. Zébédée fournit la différence, de sorte que Jean paya le restant de l'hypothèque à l'échéance, acquérant ainsi la pleine propriété de cette petite maison de deux pièces. De cette manière, Jésus devint propriétaire d'une maison à Capharnaüm, mais on ne le lui avait pas dit.

Quand la famille, à Nazareth, apprit que Jésus avait quitté Capharnaüm, et faute de connaître l'arrangement financier pris avec Jean, elle crut que le moment était venu pour elle de se tirer d'affaire sans plus compter sur l'aide de Jésus. Jacques se rappela son accord avec Jésus et, avec l'aide de ses frères, il assuma aussitôt la pleine responsabilité des charges de la famille.

Mais revenons maintenant en arrière pour observer Jésus à Jérusalem. Pendant près de deux mois, il passa la plus grande partie de son temps à écouter les discussions au temple et à faire des visites occasionnelles aux différentes écoles de rabbins. Il passa, à Béthanie, la plupart des jours de sabbat.

Jésus avait emporté avec lui, à Jérusalem, une lettre de la femme de Zébédée pour l'ancien grand-prêtre Annas, dans laquelle Salomé le présentait exactement comme “ l'un de mes propres fils ”. Annas lui consacra beaucoup de temps et l'emmena personnellement visiter les nombreuses académies des éducateurs religieux de Jérusalem. Alors que Jésus inspectait à fond ces écoles et observait soigneusement leurs méthodes d'enseignement, il ne posa pas la moindre question en public. Bien qu'Annas considérât Jésus comme un grand homme, il était perplexe pour le conseiller. Il reconnaissait qu'il serait stupide de lui suggérer d'entrer comme étudiant dans l'une des écoles de Jérusalem, et cependant il savait bien que l'on n'accorderait jamais à Jésus le statut officiel de docteur de la loi, faute d'avoir été formé dans ces écoles.

Le moment de la Pâque approchait et, parmi la foule venant de partout, Zébédée et toute sa famille arrivèrent de Capharnaüm à Jérusalem. Ils descendirent tous dans la spacieuse maison d'Annas où ils célébrèrent la Pâque comme une famille heureuse et unie.

Avant la fin de la semaine de la Pâque, et apparemment par hasard, Jésus rencontra un riche voyageur et son fils, un jeune homme d'environ dix-sept ans. Ces voyageurs venaient des Indes et, comme ils allaient visiter Rome et divers autres points de la Méditerranée, ils avaient combiné d'arriver à Jérusalem pendant la Pâque, espérant trouver quelqu'un qu'ils pourraient engager à la fois comme interprète pour eux deux et comme précepteur pour le fils. Le père insista pour que Jésus consentît à voyager avec eux. Jésus lui parla de sa famille et lui dit qu'il était bien délicat de partir au loin pour presque deux années pendant lesquelles les siens pourraient se trouver dans le besoin. Sur ce, le voyageur venu de l'Orient proposa d'avancer à Jésus le salaire d'une année afin qu'il puisse confier ces fonds à ses amis pour préserver sa famille de la gêne, et Jésus accepta de faire le voyage.

Jésus remit cette importante somme à Jean, le fils de Zébédée. Vous savez comment Jean employa cet argent pour liquider l'hypothèque sur la propriété de Capharnaüm. Jésus mit Zébédée entièrement dans la confidence de ce voyage méditerranéen, mais lui enjoignit de n'en parler à personne, pas même à ceux de sa chair et de son sang. Zébédée ne révéla jamais qu'il connaissait les lieux de séjour de Jésus durant cette longue période de presque deux ans. Avant que Jésus ne rentrât de ce voyage, la famille de Nazareth était sur le point de le considérer comme décédé. Seules les assurances de Zébédée, qui vint à Nazareth à plusieurs occasions avec son fils Jean, laissèrent vivre l'espoir dans le coeur de Marie.

Pendant ce temps, la famille de Nazareth se tirait très bien d'affaire. Jude avait considérablement augmenté sa quote-part et maintint, jusqu'à son mariage, cette contribution supplémentaire. Nonobstant le peu d'assistance dont ils avaient besoin, Jean Zébédée continua d'apporter, chaque mois, des cadeaux à Marie et à Ruth, selon les instructions de Jésus

# Posté le samedi 09 février 2008 16:57

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 15:54

**n°32**LA VINGT-NEUVIÈME ANNÉE...suite........

    **n°32**LA VINGT-NEUVIÈME ANNÉE...suite........
LA VINGT-NEUVIÈME ANNÉE (AN 23)

Toute la vingt-neuvième année de Jésus fut employée à compléter le tour du monde méditerranéen. Les principaux évènements de ce voyage, dans les limites où il nous est permis de révéler ces expériences, constituent le sujet des récits qui suivent immédiatement ceux du présent fascicule.

Pour diverses raisons, Jésus fut surnommé le scribe de Damas pendant tout ce périple dans le monde romain. Toutefois, à Corinthe et à d'autres escales du chemin de retour, on l'appela le précepteur juif.

Ce fut une période mouvementée dans la vie de Jésus. Durant le voyage, il prit de nombreux contacts avec ses semblables humains, mais cette expérience fut une phase de sa vie qu'il ne révéla jamais à aucun membre de sa famille, ni à aucun des apôtres. Jésus vécut jusqu'à la fin de son incarnation et quitta ce monde sans que personne (sauf Zébédée de Bethsaïde) ait jamais su qu'il avait fait ce grand périple. Quelques-uns de ses amis crurent qu'il était retourné à Damas ; d'autres pensèrent qu'il était parti pour les Indes. Les membres de sa famille inclinaient à croire qu'il était à Alexandrie parce qu'ils savaient qu'on l'avait une fois invité à s'y rendre pour devenir assistant du chazan.

Quand Jésus revint en Palestine, il ne fit rien pour changer l'opinion de sa famille ; celle-ci croyait qu'il avait quitté Jérusalem pour Alexandrie. Il les laissa continuer à croire qu'il avait passé dans cette ville d'éducation et de culture tout le temps où il avait été absent de Palestine. Seul Zébédée, le constructeur de bateaux de Bethsaïde, connaissait la vérité sur ces sujets, et Zébédée n'en parla à personne.

Dans tous vos efforts pour déchiffrer la signification de la vie de Jésus sur Urantia, il faut vous souvenir des motifs de l'effusion de Micaël. Si vous voulez comprendre le sens de beaucoup de ses agissements apparemment étranges, il faut discerner le but de son séjour sur votre planète. Jésus évita constamment et soigneusement d'échafauder une carrière personnelle fascinante et trop séduisante. Il ne voulait faire aucun appel insolite ou irrésistible à ses compagnons. Il était voué au travail de révéler le Père céleste à ses contemporains mortels, et se consacrait en même temps à la tâche sublime de vivre sa propre vie terrestre mortelle en restant constamment soumis à la volonté de ce même Père du Paradis.

Pour comprendre la vie de Jésus sur terre, il sera toujours utile, à tous les mortels qui étudient cette effusion divine, de se rappeler que, tout en vivant son incarnation sur Urantia, il la vivait pour son univers tout entier. Sa vie dans une chair de nature mortelle apporta individuellement quelque chose de spécial et d'inspirant à chacune des sphères habitées de tout l'univers de Nébadon. Cela est aussi vrai pour tous ces mondes qui sont devenus habitables depuis les temps mouvementés de son séjour sur Urantia. Et cette même chose sera également vraie pour tous les mondes qui seront habités par des créatures volitives dans toute l'histoire future de cet univers local.

Pendant la durée et grâce aux expériences de son voyage circulaire autour du monde romain, le Fils de l'Homme paracheva pratiquement son apprentissage éducatif par contact avec les peuples si divers du monde contemporain de sa génération. À l'époque de son retour à Nazareth, au moyen de cette éducation par le voyage, il avait pratiquement appris comment l'homme vivait et construisait son existence sur Urantia.

Le but réel de son périple autour du bassin de la Méditerranée était de connaître les hommes. Durant ce voyage, il fut en contact très étroit avec des centaines d'êtres humains. Il rencontra et aima toutes sortes d'hommes, riches et pauvres, puissants et misérables, noirs et blancs, instruits et illettrés, cultivés et ignorants, brutes et spiritualistes, religieux et irréligieux, moraux et immoraux.

Au cours de ce voyage méditerranéen, Jésus franchit de grandes étapes dans sa tâche humaine de dominer le mental matériel et mortel, et son Ajusteur intérieur progressa dans l'ascension et la conquête spirituelle de ce même intellect humain. À la fin de ce circuit, Jésus savait pratiquement — en toute certitude humaine — qu'il était un Fils de Dieu, un Fils Créateur du Père Universel. De plus en plus, son Ajusteur était capable de faire surgir dans le mental du Fils de l'Homme des souvenirs brumeux de son expérience paradisiaque quand il était en association avec son Père divin, bien avant même de partir organiser et administrer cet univers local de Nébadon. Ainsi, petit à petit, l'Ajusteur apporta dans la conscience humaine de Jésus les souvenirs nécessaires de son existence divine antérieure aux diverses époques d'un passé presque éternel. Le dernier épisode de son expérience préhumaine, mis en lumière par l'Ajusteur, fut son entretien d'adieu avec Emmanuel de Salvington, juste avant que Jésus ait fait l'abandon de sa personnalité consciente pour entreprendre son incarnation sur Urantia. L'image de ce dernier souvenir de son existence préhumaine apparut, dans toute sa clarté, dans la conscience de Jésus le jour même de son baptême par Jean dans le Jourdain.

LE JÉSUS HUMAIN

Pour les intelligences célestes de l'univers local qui l'observaient, ce voyage méditerranéen fut la plus captivante des expériences terrestres de Jésus, ou du moins de toute sa carrière jusqu'au moment de sa crucifixion et la fin de sa vie mortelle. Ce fut la période fascinante de son ministère personnel, en contraste avec la période de son ministère public qui suivit bientôt. Cet épisode unique fut d'autant plus passionnant que Jésus était encore, à ce moment-là, le charpentier de Nazareth, le constructeur de bateaux de Capharnaüm, le scribe de Damas ; il était encore le Fils de l'Homme. Il n'avait pas encore conquis la maitrise complète de son mental humain ; l'Ajusteur n'avait pas pleinement maitrisé et formé la contrepartie de l'identité mortelle. Jésus était encore un homme parmi les hommes.

L'expérience religieuse purement humaine — la croissance spirituelle personnelle — du Fils de l'Homme atteignit presque l'apogée de l'accessible pendant cette année-là, l'année de ses vingt-neuf ans. Cette expérience de développement spirituel fut une progression régulièrement croissante, depuis le moment de l'arrivée de son Ajusteur de Pensée jusqu'au jour du parachèvement et de la confirmation des rapports humains naturels et normaux entre le mental matériel de l'homme et le don mental de l'esprit. Le phénomène de la fusion de ces deux facultés mentales en une seule fut une expérience que le Fils de l'Homme atteignit complètement et définitivement, en tant que mortel incarné du royaume, le jour de son baptême dans le Jourdain.

Durant toutes ces années, et sans paraître s'adonner à de nombreuses périodes de communion formelle avec son Père céleste, Jésus mit au point des méthodes de plus en plus efficaces pour communiquer personnellement avec la présence spirituelle intérieure du Père du Paradis. Il vécut une vie réelle, une vie pleine et une véritable vie incarnée, normale, naturelle et ordinaire. Il sait par expérience personnelle l'équivalence de l'actualité contenue dans la somme et la substance de la vie menée par les êtres humains sur les mondes matériels du temps et de l'espace.

Le Fils de l'Homme expérimenta la vaste gamme des émotions humaines qui s'étendent de la joie magnifique à la douleur profonde. Il était un enfant gai et un être d'une rare bonne humeur ; il était aussi “ un homme de douleurs connaissant la souffrance ”. Dans un sens spirituel, il traversa la vie terrestre du point le plus bas jusqu'au plus haut, du commencement jusqu'à la fin. D'un point de vue matériel, on pourrait croire qu'il évita de vivre les deux extrêmes sociaux de l'existence humaine, mais, au point de vue intellectuel, il se familiarisa pleinement avec l'expérience entière et complète de l'humanité.

Jésus connaît les pensées et les sentiments, les besoins et impulsions des mortels évolutionnaires et ascendants des royaumes, depuis leur naissance jusqu'à leur mort. Il a vécu la vie humaine depuis les débuts de la prise de conscience de soi sur les niveaux physiques, intellectuels et spirituels, en passant par la petite enfance, l'enfance, la jeunesse, la maturité et même jusqu'à l'expérience humaine de la mort. Non seulement il passa par ces périodes humaines et bien connues d'avancement intellectuel et spirituel, mais aussi il expérimenta pleinement ces phases supérieures et plus évoluées d'accord entre l'homme et son Ajusteur, auxquelles si peu de mortels d'Urantia parviennent jamais. Ainsi fit-il, dans sa plénitude, l'expérience de la vie des mortels, non seulement comme on la vit sur votre monde, mais aussi comme elle est vécue sur tous les autres mondes évolutionnaires du temps et de l'espace, même sur les plus élevés et les plus avancés des mondes ancrés dans la lumière et la vie.

Bien que la vie parfaite qu'il vécut dans la similitude d'une chair mortelle n'ait peut-être pas reçu l'approbation universelle et sans réserve de ses compagnons mortels, c'est-à-dire de ceux que le hasard a fait ses contemporains sur terre ; néanmoins, la vie incarnée de Jésus sur Urantia a été acceptée, pleinement et sans réserve par le Père Universel comme constituant, en un seul et même temps et dans une seule et même vie de personnalité, la plénitude de la révélation du Dieu éternel à l'homme mortel et la présentation d'une personnalité humaine rendue parfaite satisfaisant complètement le Créateur Infini.

C'était là son but véritable et suprême. Jésus n'est pas descendu pour vivre sur Urantia comme un exemple, parfait dans tous ses détails, pour n'importe quel enfant ou adulte, n'importe quel homme ou femme de cette époque ou de toute autre. En vérité, il est certain que, dans sa vie pleine, riche, belle et noble, nous pouvons tous trouver beaucoup d'éléments qui, pour nous, servent d'exemples exquis ou d'inspiration divine, mais cela tient à ce qu'il vécut une vie véritablement et authentiquement humaine. Jésus n'a pas vécu sa vie sur terre pour donner un exemple à copier par tous les autres êtres humains. Il vécut cette vie dans la chair par le même ministère de miséricorde que vous pouvez utiliser pour vivre vos vies sur terre. En vivant sa vie humaine à son époque et tel qu'il était, il nous a donné à tous l'exemple nous permettant de vivre la nôtre à notre époque et tels que nous sommes. Vous ne pouvez pas aspirer à vivre sa vie, mais vous pouvez décider de vivre votre vie comme il a vécu la sienne et par les mêmes moyens. Jésus ne constitue peut-être pas l'exemple, par la séquence des évènements et les détails objectifs de sa vie, pour tous les humains de tous les âges sur tous les royaumes de cet univers local, mais il est, pour toujours, l'inspiration et le guide de tous les pèlerins, pour le Paradis, venant des mondes initiaux d'ascension, et qui s'élèvent par l'univers des univers et par Havona jusqu'au Paradis. Jésus est le chemin nouveau et vivant allant de l'homme à Dieu, de l'inachevé au parfait, du terrestre au céleste, du temps à l'éternité.

À la fin de sa vingt-neuvième année, Jésus de Nazareth avait virtuellement fini de vivre la vie que l'on exige des mortels quand ils sont dans la chair. Il était venu sur terre étant la plénitude de Dieu telle qu'elle doit se manifester à l'homme. Il était presque devenu maintenant la perfection de l'homme attendant l'occasion de se manifester à Dieu, et il fit tout ceci avant ses trente ans.

# Posté le samedi 09 février 2008 17:01

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 15:54

************"" renaitre""**********

    ************""  renaitre""**********
Mourir pour renaître...........



Comment quitter le monde pour entrer dans l'église ? La Bible appelle cela "renaître" c'est effectivement une description très exacte. Le monde et l'église sont à deux pôles opposés et pour aller de l'un à l'autre rien de moins qu'une renaissance est nécessaire.

Pour pouvoir fonctionner dans l'église, s'y sentir à l'aise, et s'identifier avec les autres, il faut renaître, c'est-à-dire lâcher tout notre passé sans arrière-pensée et accepter à être transformé par Dieu pour devenir une nouvelle personne.
Cela se fait en deux temps. Premièrement, notre renaissance est le moment où nous décidons de faire ce pas.


"Or il y avait un homme, d'entre les pharisiens, nommé Nicodème, l'un des principaux Juifs. Cet homme vint, de nuit, trouver Jésus et lui dit : Maître, nous savons que tu es un docteur venu de la part de Dieu ; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n'est avec lui.
Jésus lui répondit : En vérité, en vérité je te dis que si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.

Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître, quand il est vieux ? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère, et naître une seconde fois ?

Jésus répondit : En vérité, en vérité je te dis, que si un homme ne naît d'eau (naissance physique) et d'esprit (renaissance), il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'esprit est esprit. Ne t'étonne point de ce que je t'ai dit : Il faut que vous naissiez de nouveau. Le vent souffle où il veut ; et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais ni d'où il vient, ni où il va. Il en est de même de tout homme qui est né de l'esprit.

Nicodème lui dit : Comment ces choses se peuvent-elles faire?

Jésus lui répondit : Tu es le docteur disrael, et tu ne sais pas ces choses ? En vérité, en vérité je te dis, que nous disons ce que nous savons, et que nous rendons témoignage de ce que nous avons vu ; mais vous ne recevez point notre témoignage. Si je vous ai parlé des choses terrestres, et que vous ne croyiez point, comment croirez-vous, si je vous parle des choses célestes. Or personne n'est monté au ciel, que celui qui est descendu du ciel, savoir, le Fils de l'homme qui est dans le ciel. Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, de même il faut que le Fils de l'homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. Car Dieu n'a point envoyé son Fils dans le monde, pour condamner le monde, mais afin que le monde soit sauvé par lui. Celui qui croit en lui n'est point condamné, mais celui qui ne croit point est déjà condamné, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et la cause de cette condamnation, c'est que la lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, parce que leurs oeuvres étaient mauvaises.

Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses oeuvres ne soient reprises. Mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses oeuvres soient manifestées, parce qu'elles sont faites en Dieu. (Jean 3:1-21)


On marque ce moment par le baptême, qui symbolise la mort : on est "enseveli" dans l'eau, puis on "ressuscite" en sortant de l'eau. Le baptême est tellement synonyme de nouvelle vie, que la Bible nous dit clairement que c'est le baptême qui nous sauve :

Cette eau était une figure du baptême (qui n'est pas la purification des souillures du corps,) mais l'engagement d'une bonne conscience envers Dieu, et qui maintenant vous sauve, vous aussi, par la résurrection de Jésus Christ. (1 Pierre 3:21)

voici mes amis(es) une petite explication de "" renaitre ""
votre amie marie.........

# Posté le mardi 12 février 2008 10:46

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 15:53

..*******«M'aimes-tu vraiment?» ********

    ..*******«M'aimes-tu vraiment?» ********

Un matin, je me suis levée tôt pour admirer le lever du soleil. Ah! ... la beauté de l'oeuvre de Dieu est indescriptible! Comme je m'émerveillais, je louais Dieu pour son admirable chef-d'oeuvre. Tout à coup, j'ai senti la présence du Seigneur près de moi. Il m'a demandé: «M'aimes-tu?» Je lui ai répondu: «Bien sûr que je t'aime, tu es mon Dieu et mon Sauveur!»

Puis, il m'a demandé: «Si tu étais handicapée physiquement, m'aimerais-tu quand même?

J'étais perplexe. J'ai regardé mes bras, mes jambes, puis le reste de mon corps et je me suis demandé combien de choses je ne pourrais pas faire et j'ai pensé à toutes les choses que je prends pour acquis. J'ai répondu: «Ce serait difficile, Seigneur, mais je t'aimerais quand même.»

Puis Jésus m'a dit: «Si tu étais aveugle, aimerais-tu quand même ma création?»

Comment pourrais-je aimer quelque chose que je ne pourrais pas voir? Puis j'ai pensé à tous les aveugles et au fait que plusieurs parmi eux aimaient Dieu et sa création, malgré leur handicap. Donc, j'ai répondu: «Il m'est difficile d'envisager ceci, mais oui, je t'aimerais quand même.»

Le Seigneur m'a alors demandé: «Si tu étais sourde, écouterais-tu quand même ma parole?»

Comment pourrais-je écouter quoi que ce soit si j'étais sourde? Puis j'ai compris. Écouter la parole de Dieu ne se fait pas seulement avec nos oreilles, mais surtout avec notre coeur. J'ai répondu: «Ce serait difficile, mais je l'écouterais quand même.»

Il m'a alors demandé: «Si tu étais muette, glorifierais-tu encore mon nom?»

Comment pourrais-je chanter sa gloire sans ma voix? Mais il m'est apparu que Dieu veut que nous chantions à partir du plus profond de notre âme. Il lui importe peu que notre voix soit belle. Et glorifier Dieu ne se fait pas toujours en chantant; parfois, si on se sent persécuté et qu'on rende grâce Dieu en l'en remerciant, c'est aussi le glorifier. J'ai donc répondu: «Même si je ne pouvais pas physiquement chanter ta gloire, je continuerais de glorifier ton nom.»

Avec courage et une forte conviction, je lui ai répondu «Oui, Seigneur! Je t'aime parce que tu es le seul vrai Dieu!»

Je croyais avoir bien répondu mais Jésus m'a demandé: «Alors, pourquoi pèches-tu?»

J'ai répondu: «Parce que je ne suis qu'une femme. Je ne suis pas parfaite.»

«Et pourquoi est-ce quand tu es heureuse que tu t'égares le plus?» Pourquoi pries-tu toujours plus souvent quand tu es troublée ou que ça va mal?»

Je n'avais pas de réponse ... seulement des larmes.

Jésus m'a demandé: «Pourquoi chanter seulement lors de rencontres spéciales ou à l'église? Pourquoi me visiter seulement à des heures et des jours fixes? Pourquoi demander des choses si égoïstes? Pourquoi demander avec si peu de foi?» Les larmes continuaient de couler sur mes joues. «Pourquoi as-tu honte de moi? Pourquoi ne répands-tu pas la bonne nouvelle? Pourquoi, lorsque tu te sens triste et que tu as des problèmes, cherches-tu la consolation auprès de tant de gens alors que tu sais que je suis toujours là pour toi? Pourquoi chercher des excuses quand je t'offre une chance de me servir?»

«Tu es bénie d'avoir la vie. Je ne t'ai pas créée pour que tu rejettes ce don. Je t'ai donné des talents pour que tu puisses me servir, mais tu continues de te détourner de moi. Je t'ai révélé ma parole, mais tu n'apprends rien. Je t'ai parlé, mais tu n'as pas écouté. Je t'ai montré tous mes cadeaux, mais tes yeux n'ont pas regardé. Je t'ai envoyé des serviteurs, mais tu n'as rien fait quand ils ont été renvoyés. J'ai entendu tes prières et j'y ai toujours répondu. Alors, m'aimes-tu vraiment?»

Je ne pouvais pas répondre. Comment l'aurais-je pu? J'étais extrêmement gênée. Je n'avais aucune excuse. Qu'aurais-je pu lui dire? Quand j'ai pu parler, après avoir versé toutes les larmes de mon corps, je lui ai dit: «Pardonne-moi, mon Dieu. Je suis indigne d'être ton enfant.»

Le Seigneur m'a répondu: «C'est là ma grâce, mon enfant.»

J'ai demandé: «Mais pourquoi me pardonnes-tu toujours? Pourquoi m'aimes-tu autant?»

Jésus m'a répondu: «Parce que je t'ai créée. Tu es mon enfant. Je ne t'abandonnerai jamais. Quand tu pleures, j'éprouve de la compassion pour toi et je pleure avec toi. Quand tu cries de joie, je rie avec toi. Quand tu es déprimée, je t'encourage. Si tu tombes, je te relèverai. Quand tu seras fatiguée, je te porterai. Je serai avec toi chaque jour, jusqu'à la fin des temps, et je t'aimerai pour l'éternité.»

Je n'avais jamais tant pleuré. Comment avais-je pu être si indifférente? Comment avais-je pu lui faire mal à ce point? Je lui ai demandé: «À quel point m'aimes-tu?»

Il a étendu les bras et j'ai vu la marque des clous dans ses mains. Je suis tombée à ses pieds, et pour la première fois, j'ai vraiment prié...........
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marie...........

# Posté le mercredi 13 février 2008 08:31

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 15:53